Le blog de Philippe Baumel

Le 25 mai mobilisons-nous pour une Europe de gauche

Les élections européennes, pourtant déterminantes, laissent les Français au minimum indifférents, au pire tentés par le repli nationaliste.

L’Europe, trop faible budgétairement et politiquement, peine à relever les défis sociaux, économiques, écologiques et diplomatiques présents et ceux qui s’annoncent. Démocratiquement inachevée, les citoyens s’en détournent.

Mais l’échec de l’Europe c’est avant tout l’échec des conservateurs, des politiques libérales et d’austérité qui ont paralysé la relance des Etats et asphyxié les peuples européens alors que nous traversions une crise sans précédent.

Les droites conservatrices, au pouvoir en Europe depuis 10 ans, dont le bilan est sans appel, plaident pour le statu-quo, tandis que l’extrême droite, Front national en tête, se sert de l’Europe pour attiser les peurs et souffler sur les braises d’un nationalisme mortifère.

Dans son dernier discours devant le Parlement Européen en 1995, François Mitterrand, qui a tant fait pour l’Union Européenne déclarait ému : « Le nationalisme, c’est la guerre ». 100 ans après le début de la première guerre mondiale, gardons en mémoire les leçons d’une Histoire pas si lointaine.

Face aux populismes qui montent, il est plus que temps de redonner corps à l’idéal Européen, il est plus que temps de rebâtir l’Europe.

Seule, en dépit des efforts engagés depuis 2 ans, la France ne pourra réorienter l’Europe et ne retrouvera des marges de manœuvre que si elle gagne avec les gauches européennes.

Le 25 mai prochain, pour la première fois dans l’histoire de l’Europe, les peuples choisiront leur candidat à la Présidence de la Commission européenne et la majorité qui le soutiendra.

C’est une avancée majeure pour renouer avec le projet d’une Europe démocratique, citoyenne et populaire. C’est une étape décisive pour réorienter concrètement l’Europe.

Nous le percevons tous au quotidien, la lecture stricte et hémiplégique des traités a asphyxié nos économies, la stabilité aveugle s’est muée en austérité, l’emploi, la croissance, la lutte contre le dumping-social ont été purement et simplement oubliés et que dire de l’évasion fiscale ou de la régulation bancaire laissées elles aussi en jachère.

Martin Schulz, notre candidat à la Présidence de la Commission Européenne, a pris des engagements clairs et ambitieux.

D’abord pour une nouvelle croissance et un nouveau traité social européen. Ensuite contre l’austérité et la rigueur avec une lecture plus souple des fameux 3% de déficit autorisés pour que les investissements d’avenir notamment ne rentrent pas dans le calcul du déficit des Etats. Enfin pour que l’Europe se concentre désormais sur l’essentiel, un smic Européen, l’emploi des jeunes, une politique industrielle volontariste, la lutte contre l’évasion fiscale, une plus forte régulation bancaire.

Le 25 mai la France a besoin de l’Europe et l’Europe a besoin de la France pour se rebâtir.

Le 25 mai, donnons une large majorité à Martin Schulz et à la liste conduite dans notre région Grand Est par Edouard Martin et Catherine Trautmann. Le 25 mai, aucune voix ne doit manquer pour bâtir une autre Europe.

Philippe BAUMEL
Député de Saône-et-Loire

Edith GUEUGNEAU
Députée de Saône-et-Loire

Christophe SIRUGUE
Député de Saône-et-Loire

Thomas THEVENOUD
Député de Saône-et-Loire

Cécile UNTERMAIER
Députée de Saône-et-Loire


Article rédigé le 21 mai 2014