Le blog de Philippe Baumel

Journal de Saône-et-Loire : "Philippe Baumel à l’écoute des viticulteurs"

Ce matin vers 8h30, une dizaine de viticulteurs ont déposé un tas de ceps de vigne malades devant la permanence du député Philippe Baumel à l’appel de l’Union Viticole de Saône-et-Loire soutenue par la FDSA et les JA. Le symbole fait référence aux deux principales maladies du bois qui menacent le potentiel de production viticole, la Flavescence dorée et l’Esca. « Chaque vignoble déplore 25% de ceps morts chaque année », détaille Bernard Lacour, président de la FDSEA.

Dans certaines parties de l’Auxerrois, les vignes sont replantées à 40%. Les viticulteurs demandent une aide à la replantation (comme ils l’avaient fait y a quelque temps auprès du député européen) et à être mieux informés de l’avancée de la Recherche. Un traitement à base d’arsenic de soude, dangereux pour la santé, avait été retiré du marché en 2001. Depuis, les centres de recherche publics et privés restent très opaques sur leurs travaux. L’autre sujet de mécontentement concerne le risque de suppression du Contrat vendanges, actuellement en deuxième lecture à l’Assemblée.

La loi de Finances 2015 prévoit de supprimer l’exonération partielle de la part salariale des cotisations sociales. Avec les aides de l’Etat en moins, le vendangeur verra sa feuille de paye chuter de 7.5%, alors même que la profession peine à recruter. Sur cette question, le député a annoncé avoir co-signé, « avec tous les parlementaires de droite et de gauche venant d’une circonscription viticole », un amendement qui sera débattu jeudi rappelant à la spécificité de ce contrat saisonnier d’un type très particulier. Philippe Baumel s’est par ailleurs engagé à sensibiliser personnellement le Premier Ministre sur la question de l’inflation de la règlementation qui pèse sur les contrats d’apprentissage. Les apprentis ne peuvent par exemple pas conduire d’engin motorisé sur une exploitation. Conséquence, les professionnels ne prennent plus d’apprentis rechignent à engager des d’apprentis dans un contexte où 30% des exploitations devront être transmises dans 5 ans . L’association des régions de France a formulé la même demande auprès de l’Etat.

Enfin, pour lutter contre les fluctuations importantes du prix du vin, les vignerons souhaiteraient bénéficier d’une fiscalité organisée autour de fonds de réserve pour lisser les différences d’une année sur l’autre. « Je leur ai proposé de mettre en œuvre la même méthode de travail que celle que nous avions élaboré avec les éleveurs de la PAC : des rencontres régulières pendant un an pour pouvoir porter au mieux les arguments auprès du ministre ». La délégation de viticulteurs a été reçue pendant près d’une heure et demie par le député. Les vignerons avaient déjà fait entendre leur voix en 2012 à Mâcon pour alerter les pouvoirs publics sur la baisse des moyens alloué à la viticulture et le risque de perte de compétitivité de cette profession.


Article rédigé le 3 novembre 2014