Le blog de Philippe Baumel

Journal de Saône-et-Loire : Philippe Baumel a fait le point sur la viticulture avec les professionnels

En pleines vendanges, le député Philippe Baumel a fait le point sur la viticulture avec les professionnels. Les charges pèsent lourds.

Après le coup de tonnerre de la semaine passée sur l’annonce de l’encadrement de la publicité et de la communication pour les vins - projet finalement retiré - le député Philippe Baumel était à Demigny pour évoquer les sujets d’actualité avec la profession. « Je peux vous le dire, tous les députés de région viticole ont fait un groupe de pression sur le gouvernement pour que le projet soit retiré. Le ministre de l’Agriculture nous a dit que ce projet ne devait pas sortir des cartons », indique-t-il.

Jean-Yves Devevey, le viticulteur qui accueillait le député, et Vincent Dureuil, président de l’ODG Rully, n’avaient pas manqué d’évoquer ce sujet avec leur député. « Le vin de Bourgogne exerce sur le monde entier une fascination incroyable. Si on nous avait enlevé cet espace de liberté qu’est Internet, c’est une part énorme de nos ventes qui serait tombée », indique Jean-Yves Devevey. Ils seront tout de même attentifs à l’avenir. Le député leur a bien précisé qu’il existerait une réglementation mais qu’elle ne sera pas restrictive.
Une petite récolte

Cette rencontre a également été l’occasion d’une discussion autour du millésime 2013. Et bien sûr, les viticulteurs sont impactés par les petits rendements. « Je vais faire 20 hectolitres par hectare. Je suis loin des 30 », poursuit l’hôte de la rencontre. D’autant que cela fait plusieurs années de suite que c’est le cas. Et il faut payer les vendangeurs. « Les charges qui pèsent sur nous sont de plus en plus lourdes. La réglementation sociale est dure. Elle est calée sur le monde du travail. Il nous faudrait un peu plus de souplesse », précise-t-il. « Mon père me dit que je passe trop de temps dans le bureau », poursuit Vincent Dureuil.

Le sujet de la flavescence dorée a enfin été évoqué. Les viticulteurs espèrent bien ne pas avoir à la traiter chaque année, d’autant que les deux qui ont rencontré le député travaillent de manière biologique.

Jean-Yves Devevey, viticulteur “Le vin de Bourgogne exerce une fascination incroyable. Sans Internet, c’est une part énorme de nos ventes qui serait tombée.

Article paru dans le journal de Saone et Loire le 8 octobre 2013


Article rédigé le 8 octobre 2013