Le blog de Philippe Baumel

DEUX VOTES A L’ASSEMBLEE NATIONALE, DEUX ACTES DE JUSTICE SOCIALE

L’Assemblée nationale vient de voter la suppression de la « TVA sociale », et c’est concrètement 10,6 milliards d’euros de pouvoir d’achat rendu aux Français.

L’abrogation de cette « TVA sociale », c’est, redonner du pouvoir d’achat aux plus défavorisés et aux classes moyennes et demander aux contributeurs les plus aisés et aux grandes entreprises, par une hausse de l’impôt fléchée sur eux, d’assumer maintenant la solidarité nationale. Pendant dix ans, ils ont bénéficié de tous les avantages en matière de défiscalisation. L’abrogation de la « TVA sociale » est un acte concret de justice fiscale.

En parallèle l’abandon de la défiscalisation et de l’exonération des heures supplémentaires, c’est la suite logique, d’un constat d’échec. En effet, lorsque l’on met en place un système, où pour un entrepreneur, il est moins cher de payer des heures supplémentaires que de créer un emploi nouveau, l’effet immédiat est malheureusement constaté : c’est le renforcement du nombre de chômeurs au beau milieu de la crise économique.

Cette mesure détruisait l’emploi. Le rapport d’évaluation parlementaire, réalisé par deux parlementaires l’un UMP l’autre PS, atteste qu’il a détruit plus de 100 000 emplois en 1 an, tout en générant 4,5 milliards d’euros de manque à gagner pour les finances publiques... Supprimer cette niche fiscale est en vérité une mesure de salubrité pour l’emploi et les finances publiques.

Le redressement dans la justice sociale retrouvée s’engage et ces deux mesures récemment votées à l’Assemblée nationale en sont la concrétisation.

Philippe BAUMEL


Article rédigé le 18 juillet 2012