Le blog de Philippe Baumel

Creusot infos "Philippe Baumel : « La démocratie n’est pas irrémédiablement acquise »"

Ce vendredi soir à Broye, Philippe Baumel, député de la troisième circonscription de Saône-et-Loire, a présenté ses derniers voeux de la législature.
A cette occasion, plus d’une centaine de militants et d’élus du territoire avait fait le déplacement. Cette cérémonie a été ouverte par Jean-François Aluze, le maire de la commune de la vallée du Mesvrin. Puis c’est Marie-Claude Barnay, conseillère départementale du territoire, mais surtout colistière de Philippe Baumel pour les prochaines élections législatives, qui a dressé quelques perspectives pour cette année 2017 dont notamment le début du déploiement du Très Haut Débit, à la fin de l’année 2017 ;
« Nous serons attentifs au respect des dates et des engagements du président Accary », prévient-elle avant d’évoquer le transfert de la compétence transport à la Région à l’automne. Mais avant, il faudra régler les problèmes constatés sur la navette entre les gares d’Etang-sur-Arroux et d’Autun, qui ne marque plus l’arrêt à la gare de Laizy.
 ?Puis c’est Christian Gillot, deuxième conseiller départemental du canton d’Autun 2, qui est monté à la tribune pour adresser de nombreuses félicitations au député sortant. « Merci pour le coup de main que tu donnes aux communes rurales qui ont peu de moyens pour financer leur projet », souligne l’ancien maire de Broye. Sur le domaine de l’agriculture qu’il connait bien, Christian Gillot a salué le travail de Philippe Baumel qui a permis le maintien du Grand Autunois-Morvan en zone défavorisé, tout en demandant l’accélération du travail afin d’obtenir la reconnaissance de certaines communes du canton, mais égarement de cantons voisins en zone de montagne.

« Un député proche de nous »

En présence du sous-préfet d’Autun, mais aussi du Sénateur Jérôme Durain et de nombreux conseillers départementaux, c’est sur un sujet beaucoup plus politique que les propos de Christian Gillot ont dévié. Après avoir souhaité pleine réussite au tandem Baumel/Barnay, l’élu a demandé, entre une droite très à droite et un gauche très à gauche, de se rassembler derrière le candidat qui sortira de la Primaire de la gauche, sans toutefois afficher de soutien à l’un des sept candidats en lice ce dimanche. Pour les législatives, il a demandé bien évidemment de se soutenir Philippe Baumel afin « de garder un député proche de nous ».
Un Député qui, lors de son discours, s’est gardé de passer par la case des Primaires, préférant évoquer la France qui est l’objet de menaces.
« La politique, ce n’est pas les petits chevaux. Je préfère les idées et les projets pour tracer le sillon de l’histoire, qu’elle soit de gauche », a-t-il déclaré en préambule.
Puit se s’interroger sur l’état de la République. « Nous sommes dans le peloton des cinq pays les plus riches du monde et pourtant nous avons le sentiment d’un effritement », dressa-t-il comme premier constat. Et de poursuivre : « Les richesses sont mal réparties, les inégalités se sont creusées, la pauvreté extrême est toujours présente. Des gens meurent de froid dans la rue. Une minorité de Français sont toujours plus riches ».

« On nous fait peur avec des menaces
qui n’existent pas »

Pour le Député, c’est parce que la France se fracture que des Français font le choix des extrémismes.
Il évoqua ensuite le refus du nouveau Président des Etats-Unis d’appliquer les accords de la COP21, remarquant que Marine Le Pen lui emboite le pas.
Il déplora de constater que la France a accueilli seulement 5000 migrants quand l’Allemagne en a accueilli un million. « Cela alors même que dans les années 70 nous avions été capables d’accueillir 160.000 boat-people ».
Et Philippe Baumel d’affirmer au sujet des migrants : « On nous fait peur avec des menaces qui n’existent pas ».

« Sortir de l’état d’urgence »

Après avoir défendu l’Onu, dénoncé la politique visant à réhabiliter Bachar el-Assad en Syrie, dont il souhaite qu’il soit traduire devant le tribunal pénal international, le Député évoqua les menaces terroristes vécues sur notre territoire, pour lancer :
« Il faut savoir sortir de l’état d’urgence, car ce sont des mesures exceptionnelles qui peuvent ainsi être données à un pouvoir sans contrôle. Et l’arbitraire peut alors nous faire sortie de la démocratie ».
Une démocratie dont Philippe Baumel affirmer qu’elle « n’est pas irrémédiablement acquises ». En ce sens, il est catégorique : « Oui je suis favorable au vote obligatoire, y compris pour voter blanc ».
Il devait ensuite dire sa fierté d’avoir exercé son mandat, « avec jamais de renoncements car je n’ai jamais voulu dévier du mandat que vous l’aviez confié ». Et pour l’avenir, il souhaite évidemment rester en cohérence avec la gauche ».
Alain BOLLERY et Bastien MIGAULT

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Article rédigé le 21 janvier 2017