Le blog de Philippe Baumel

Alstom : La méthode Montebourg gagnante

L’accord conclu dimanche avec Bouygues et finalisant, dans le cadre de l’alliance avec Général Electrics, l’entrée de l’Etat au capital d’Alstom, illustre l’efficacité de la méthode Montebourg fondée sur l’amélioration de l’offre de la concurrence, la défense de nos intérêts stratégiques et la vigilance patriotique. La mise en concurrence des offres a pleinement porté ses fruits : elle a permis de sortir du contexte de départ, où n’y avait qu’une seule proposition de rachat !

Cet accord constitue la meilleure des solutions pour sauver Alstom et pour développer l’emploi, notamment en Saône-et-Loire où les deux groupes sont présents sur le site industriel du Creusot. Il ne scelle pas l’acquisition d’une entreprise française par un groupe étranger, mais concrétise à l’inverse un accord gagnant-gagnant de partenariat avec les Américains.

La recomposition du capital s’opère sous l’autorité de l’Etat, sans l’aval duquel aucune décision stratégique ne pourra désormais être prise. La solution négociée par Arnaud Montebourg signifie au final plus de moyens pour le groupe dont les centres de décision et de recherche resteront en France, sans oublier l’engagement du nouvel actionnaire de créer rapidement un millier d’emplois.

Tous les objectifs affichés ont donc été tenus : un pouvoir de décision qui reste Français, une alliance et non un rachat, avec, à la clef, 1000 emplois supplémentaires.

Alstom,c’est l’anti-Florange : le succès du volontarisme politique, facilité par le décret Montebourg permettant à l’Etat d’exercer son droit de véto lors de l’éventuel rachat d’entreprises françaises par des capitaux étrangers.

Philippe Baumel,
Député de Saône-et-Loire


Article rédigé le 23 juin 2014