Le blog de Philippe Baumel

Agriculture : Rencontre avec le directeur de Cabinet du Ministre de l’Agriculture sur la situation de l’élévage bovin

Mardi, une délégation du groupe d’étude élevage à l’Assemblée nationale, dont je suis vice-président, a rencontré le directeur de cabinet du Ministre de l’Agriculture pour échanger sur les principales difficultés que rencontrent les éleveurs de viande bovine qu’il s’agisse de la fièvre catarrhale ovine (FCO), des exportations ou encore de la question de la juste rémunération des producteurs.

Le Ministère nous a confirmé s’agissant de la FCO que les zones de protections et les zones de surveillance seraient fusionnées au profit d’une zone dite réglementée au sein de laquelle les mouvements d’animaux seront autorisés. La stratégie de vaccination doit se poursuivre, priorité étant donnée aux animaux destinés aux échanges européens et à l’export vers les pays tiers.

Sur les exportations, le cabinet du Ministre nous a confirmé que les discussions engagées avec l’Espagne avaient pu aboutir et que les pourparlers en cours avec l’Italie permettront d’exporter des animaux vaccinés 10 jours après la seconde injection au lieu des 60 jours prévus par la réglementation européenne.

Par ailleurs, le gouvernement a annoncé la création d’une plate-forme commerciale pour l’exportation de viandes françaises, lancée le 12 octobre dernier, qui doit permettre de mieux mobiliser l’offre française et de bâtir des partenariats solides avec les pays importateurs. Cette structure de coordination et de mutualisation est un levier qui permettra de mieux promouvoir la viande française et d’augmenter les débouchés pour nos éleveurs.

Enfin au cours de ce rendez-vous nous avons insisté sur la nécessité de rechercher toutes les solutions pour que les éleveurs puissent d’abord vivre de leur travail et que les prix d’achat des animaux retrouvent un niveau suffisamment rémunérateur pour les producteurs. Nous avons renouvelé notre proposition d’une taxe sur les bénéfices de la grande distribution et des intermédiaires. Cette taxe permettrait d’abonder une fonds de soutien aux producteurs français mobilisable en fonction de la conjoncture mais aussi pour leurs investissements d’avenir. Il permettrait de soutenir le revenu des agriculteurs et d’abonder le soutien aux investissements et à la modernisation des élevages. Il pourrait également venir en soutien des initiatives prises dans les territoires pour favoriser les circuits courts et l’approvisionnement local de la restauration collective.

Philippe BAUMEL
Député de Saône-et-Loire
Vice-président du groupe étude élevage à l’Assemblée nationale


Article rédigé le 16 octobre 2015